
Le rendu d'une perspective peut-il aussi être compris comme une promesse à venir ? Décors sans âmes, lames incolores, rugissements inaudibles, inéquations de la candeur, défilement subtil du canevas, inventaire du salut, renaissance bâtarde, ressenti usurpé, tout cela dans un espace insécable, dans un songe, jaillissant de lumière, dans l'indisponibilité ironique de l'autre, dans un feu étouffé par une rivière gelée, et même dans les étoiles qui ont filé vers leurs destins absurdes. Tes mains t'ont appris et repris. Tes yeux ne voient plus que tes mensonges. Tu ne perçois plus que l'écho de toi-même. Quant au reste il ne sera que ce que tu n'as jamais pu être. Tu te meus dans une transformation statique, tu te reconnais toujours, mais on te devine à peine. Tu laisses tes blessures béantes et ouvertes bien en évidence afin de dissimuler la multitude des pièges que tu essayes de tendre vainement, puisque tu es visible dans ton entier. Derrière ton masque il n'y a rien, tu n'es qu'un masque, tu n'es qu'un dessin.
Voir les T-shirts 
Ajouter un Commentaire
Commentaires
Le texte est bon. Mieux que çà même, j'en reste pantois.
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.