L'espace d'un instant

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Le tiraillement bucolique d'une corde qui voudrait se tendre jusqu'à claquer, tant elle ne parvient plus à générer son cri strident au-delà de l'audible, ne lui reste désormais plus que la vulgarité et la colère. Mais c'est sa puissance exprimée ainsi à son apogée, tel un hurlement de désespoir vaniteux, que d'avoir l'illusion de perdre sa propre ombre.

Une fréquence encodée, transportant le verbe absurde qui ne chante l'auto-destruction que par consentement mutuel, répand son venin, de façon onirique, que l'un défend arbitrairement, alors que l'autre a définitivement déjoué les rouages frénétiques de cette machine autonome. Celle-la même qu'on ne peut maîtriser qu'avec l'ingrédient essentiel qui régente l'univers dans son équilibre incalculable : des particules d'étoiles, qui, traversant nos mains, se mélangent alchimiquement en une équation théorique, fragile et épuisante, aliénante aussi parfois, dont seule sa force ou sa capitulation permettra d'envisager un chemin lointain et possible.

L'empreinte indélébile, ineffable et immortelle, dans un désir épilogué intarissable, se nourrit alors d'une essence chimérique.