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L'inée quittée

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Eugene Marioton - Le Retour

Image via Wikipedia

 

Somnolence avortée par la fièvre pernicieuse. Chemins raccourcis par un va-et-vient ininterrompu. Informations caduques s'agglutinant sur la sève bouillonnante. Interrogations sans surprises. Non-sens résolus. Jeux de dupes falsifiés. L'idée du néant avance sans dégout. La lutte est inégale. Le retour impossible. Le sang fuit le mal et le mal se ressent. Vivre de lassitude, est-ce vivre ou est-ce abandonner ? Son inquiétude ne se rapporte qu'à toi même. Tu raisonnes au lieu d'écouter. La musique du phonème parle en son Nom.

Le palindrome n'est qu'une pirouette comparé à ce que se nourrissent les sens. Si même la douleur n'a plus de mots pour s'exprimer c'est qu'elle a tué la volonté et quand la volonté meurt que reste-t-il ? Le désarroi. Le vain espoir qui est le pire des traitres, accueillit inlassablement avec naïveté. Le chemin se dérobe. Le spectre se dévoile. Il montre son faciès éternellement enfantin. La reprise se risque au hasard du vent. Les êtres, comme des images planes, glissent dans une dimension distincte, alors que l’absence se ressent comme un trop-plein étouffant. Les hurlements intérieurs. Le silence sans fin. L'intelligence abolie par la haine. Se souvenir. Se projeter. Tu ne me poses plus de questions auxquelles je croyais  avoir les réponses. C'est tant mieux. C'est tant pis. C'est inutile. Peut-être ailleurs. Dans un rêve. Demain. Toujours demain. Plus jamais.

 

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